Une solution brestoise pour le Clémenceau

jeudi 14 février 2008 par : Erwan Quélennec , Josette Brenterch

Clémenceau : "la gauche debout" propose une solution brestoise et interpelle les pouvoirs publics

L’association Robin des bois "ne voit pas le Clémenceau traité à Bordeaux", compte tenu de la navigation difficile dans l’estuaire écologiquement sensible de la Gironde. Nous partageons cette analyse. Pour "la gauche debout !", l’épave du Clémenceau a déjà trop voyagé et pris trop de risques comme ça.

Nous sommes convaincus de la faisabilité de la déconstruction du Clémenceau à Brest par la DCN, notamment grâce au dock flottant toujours disponible au Havre. Ainsi, après un désamiantage partiel, le Clémenceau pourrait être découpé en tranches qui seraient ensuite acheminées par voie maritime au fond de la Penfeld.

Le reste des travaux pourrait s’effectuer dans la zone près des "Bâtiments en fer" en grande partie sous-utilisée aujourd’hui. Cette zone pourrait, sans nuire à l’activité de construction neuve, être requalifiée pour une future filière durable de déconstruction et désamiantage des vieux bateaux. Une partie des équipements lourds nécessaires existe déjà, notamment des ponts roulants, mais aussi des possibilités de confinement, un débit électrique suffisant... cette solution favoriserait un contrôle de l’État, le respect des normes environnementales et sociales étant pour nous primordiales.

"La gauche debout" interroge publiquement la Marine et Brest Métropole Océane : qu’en est-il exactement de cette éventualité ?


Forum

  • Une solution brestoise pour le Clémenceau
    9 mars 2008, par lo

    C’est bien de pouvoir donner une opinion, maintenant c’est encore mieux de faire des mises à jour en fonction de l’actu. En effet découper le Clem en tranches de saucisson est une chose, utiliser un dock qui vient d’être vendu à un chantier étranger et qui va donc quitter notre beau pays vers la mi-mai en est une autre.

    Par ailleurs et pour info, les équipement actuels de l’arsenal ne sont certainement pas aux normes pour travailler un matériau aussi dangereux que l’amiante, à moins que vous ne souhaitiez copier-coller Alang à Brest. Ce n’est pas en devenant la poubelle du monde que Brest se dévellopera (bien vu la rubrique les emplois de qualité). Et il faut être aveugle pour ne pas comprendre que l’arsenal est un outil obsolète, qui au passage ne fait plus de construction neuve, les BPC relevant plus de l’assemblage.

    On est plusieurs à avoir dû quitter Brest par nécessité, plus que par choix après nos études car la ville s’est toujours contenter de pleurer après les subsides de l’Etat plutôt que de se poser les questions qui fâchent et de se bouger un peu plus surtout du côté des PME.


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