Conférence-débat pour le retour de l’eau dans le service public
lundi 11 février 2008 par : Christophe Osswald
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Christophe Mongermont est entré à la CGE (Compagnie générale des Eaux, depuis racheté par Véolia) en 1984. Syndicaliste, il se trouve vite confronté aux étranges agissements de ses employeurs. Il sera licencié en 2004, après avoir combattu les projets antisociaux de son entreprise.
Gérard Borvon est président de S-eau-S et participe à diverses instances dont la vocation est la reconquête de la qualité de l’eau. Il est également membre de l’Association pour un Contrat Mondial de l’Eau (ACME) qui agit pour une gestion publique de l’eau.
Le nouveau sport des requins
Olivier Cuzon, de "pour Brest, la gauche debout !" présente les deux invités du débat.
Christophe Montgermont expose l’origine de la gestion privée de l’eau : un décret de Napoléon. Les infrastructures, elles, sont toujours propriété de la collectivité. Les multinationales de l’eau, dont Véolia de 1997 à 2002, ne réalisent pas les travaux pour lesquels elles sont payées ; et dans bien des cas les collectivités n’ont pas réagi.
"Quelles règlementations ne sont pas respectées ?". Le délégataire a obligation d’informer en cas de dépassement des taux lors des contrôles sanitaires ... qui connaissait les multiples excès de fer dans l’eau à Brest ?
Quelles actions citoyennes possibles ?
Christophe Montgermont propose de demander les comptes d’exploitation au délégataire.
Pour Gérard Borvon, le meilleur moyen de commencer la bagarre est de faire un audit. 230 millions d’euros à Toujouse, 400 millions à Lyon. Pour la qualité de l’eau, il faut agir avec et sur les autres élus de la région : l’eau de Brest vient de loin, essentiellement de l’Élorn, donc des Monts d’Arrée.
Gérard Borvon expose l’exemple de Grenoble, qui disposait d’excellents captages de montagne. En 1989, Alain Carignon a délégué le service public municipal à la Lyonnaise des Eaux ; en 1995 il est évincé de la municipalité. La nouvelle majorité, menée par le PS, fait passer le marché à une Société d’Économie Mixte incluant la Lyonnaise : pendant cinq ans rien ne change. Seul le passage en régie directe en 2000 a permis d’assainir la gestion.
Merci aux intervenants, et aux cent citoyen-ne-s qui ont participé au débat !
