Invitation à la réunion du 26 juin

dimanche 8 juillet 2007 par : Christophe Osswald , Benoist Deschamps , Céline Mandon , Josette Brenterch , Hubert Casel

Pour une liste de gauche indépendante aux municipales : une gauche écologiste et solidaire pour Brest

Ce texte est le fruit d’une réflexion à 5, préalable à la réunion du 26 juin. Il a vocation à introduire cette réunion afin de vérifier s’il est possible d’avoir rapidement une référence commune. Le contenu est bien évidemment tout à fait discutable.

1) Quel type de liste ?

Nous souhaitons présenter une liste citoyenne, vraiment à gauche, écologiste, solidaire, proposant une alternative pour Brest. Sa composition devra refléter son orientation. Elle devrait être composée dans sa grande majorité de militants et militantes engagés dans le monde associatif, syndical et politique et de citoyens et citoyennes décidées à prendre part sous cette forme à la vie de la cité. Nous souhaitons que l’élaboration du programme, autour de grandes lignes proposées plus loin, se fasse le plus collectivement possible, en dehors de toute considération partidaire pourvu que nous soyons d’accord sur un cadre commun. Nos références politiques se situent dans la lignée des travaux issus des collectifs antilibéraux. Nous souhaitons obtenir le soutien explicite de plusieurs organisations politiques situées à gauche du PS avec la participation loyale de leurs militants, et en leur accordant toute leur place, notamment via les libellés des candidats et l’affichage des soutiens. En d’autres termes, ni domination ni effacement. Aujourd’hui, les discussions avec deux formations politiques, l’une dans la majorité municipale, l’autre en dehors, sont encourageantes pour la constitution d’une telle liste de rassemblement.

La formulation générale pourrait être : “Une liste citoyenne, écologiste et solidaire soutenue par …”

2) Quel programme ?

Il ne s’agit pas ici de définir le programme mais juste d’en proposer les contours, le cadre à partir duquel nous pouvons entamer le travail d’élaboration.

Deux axes structurants : services publics et environnement Il nous semble que nous pouvons articuler nos propositions autour de ces deux axes susceptibles de nous définir :
- défense des services publics comme outils de bonne gestion et de redistribution sociale. Il ne s’agit pas de faire du fétichisme mais de considérer qu’un certain nombre de services doivent être dégagés des contraintes du profit afin d’assurer des péréquations tarifaires nécessaires qui peuvent aller jusqu’à la gratuité d’accès et de mettre au moins un grain de sable dans les monopoles de puissants groupes multinationaux peu scrupuleux. Au-delà de cette défense de l’existant, il s’agit de définir de nouveaux services publics, dans lesquels les usagers pourront prendre part à la prise de décision.
- défense de l’environnement et de la qualité de vie avec au cœur de nos préoccupations dans l’ensemble des dossiers, la préservation de l’environnement et de l’avenir de la planète (même à notre petite échelle).

Ces deux axes sont opératoires pour la plupart des dossiers locaux non spécifiquement brestois : gestion de l’eau et des déchets, transports collectifs, aménagement de la circulation et zones piétonnes, écoles et restauration scolaire, sport et culture, accueil de la petite enfance et maison de retraite, habitat à loyer modéré et amélioration de la qualité environnementale des logements existant …

Cela peut se traduire par un soutien aux travaux d’isolation thermique, la mise en place d’un réseau cyclable et d’un centre ville piéton, la diminution des tarifs des transports en commun pour viser la gratuité. Nous tâcherons de faire revenir à la gestion collective les services de distribution et de traitement de l’eau, de transport en commun et de restauration collective scolaire.

Ces axes doivent aussi concerner une série de dossiers spécifiquement locaux comme :
- La mise en place d’une filière de déconstruction des navires en fin de vie
- L’aménagement et le partage de l’espace Penfeld dont le plateau des Capucins
- L’avenir industriel de Brest
- La question du point d’entrée des OGM en Europe avec Cargill

Nous considérons qu’un conseil municipal n’est pas un simple gestionnaire territorial, et qu’il est de son devoir de délibérer et de communiquer sur des sujets nationaux ou internationaux importants, tout particulièrement lorsque les échelons nationaux et européen y prennent des décisions contraires à l’intérêt général. Cela peut concerner l’OMC, l’écologie1, le droit du travail ou la situation militaire et politique dans une région du monde éloignée...

Une méthode : la démocratie avec ses deux dimensions participatives et représentatives.

Sur l’ensemble de ces dossiers, nous devrons être en mesure d’affirmer une méthode qui permette au plus grand nombre d’une part et au tissu associatif et syndical d’autre part de participer réellement aux décisions en mettant en place certaines expérimentations et en nous appuyant sur le meilleur des expériences d’autres villes comme Lanester …

On peut penser et espérer qu’un des enjeux essentiels de cette campagne portera sur l’eau avec le contrat d’affermage qui se termine en 2011. L’ “avantage” de ce thème est qu’il touche les questions de fonds que nous souhaitons aborder et qu’il prendra sans doute une dimension nationale compte tenu du nombre de contrats qui se terminent pendant la prochaine “mandature”.

Nous devrons démontrer et convaincre de la pertinence et de la faisabilité d’une re-municipalisation de la gestion de l’eau.

3) Quelle stratégie ?

Les expériences passées montrent l’importance de définir rapidement et clairement un cadre stratégique commun adapté à la réalité de l’élection. Nous nous présentons au premier tour de ces élections en proposant un programme clairement alternatif pour Brest et la communauté urbaine, et nous souhaitons avoir le maximum d’élu-e-s pour pourvoir l’appliquer et/ou le défendre en nous appuyant aussi souvent que nécessaire sur une mobilisation citoyenne forte

Il n’y a qu’un seul tour si une des listes en présence obtient la majorité absolue. La répartition se fait alors comme suit : 50% des sièges sont octroyées à cette liste. Les autres places sont ensuite réparties à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne entre toutes les listes ayant fait au moins 5% des suffrages exprimés. Cela signifie que la liste arrivée en tête obtient au moins 75% des sièges.

Il y a un second tour si aucune liste n’a obtenu la majorité absolue au premier tour.

Peuvent alors participer au second tour les listes qui ont obtenu au moins 10% des suffrages exprimés. Il est alors possible pour ces listes de procéder à des fusions.

Nous ne sommes pas responsables de ce mode de scrutin et nous avons la volonté d’avoir des élus qui puissent rester totalement indépendants. D’un point de vue strictement démocratique il est anormal qu’une liste ayant fait plus de 5% au premier tour soit totalement éliminée. Ce fut le cas des Verts en 1989 et de BAGA en 2001.

Ici intervient une donnée politique locale. Jusqu’à présent le PS a toujours refusé d’envisager la fusion au second tour (“fusion = confusion”).

Premier cas de figure : nous faisons entre 5 et 10%

Nous sommes partisans au minimum d’une fusion technique avec la liste du PS au second tour. Cette fusion, purement technique, nous permettrait d’avoir au minimum un nombre d’élus proportionnel à notre résultat en conservant notre totale autonomie et sans participation au bureau municipal(e) (pas de postes d’adjoints). Nous sommes dépendants du bon vouloir du PS et de sa propre analyse du rapport des forces à l’issue des résultats du premier tour.

Second cas de figure : nous faisons plus de 10%

Nous sommes alors en mesure de nous maintenir et nous sommes toujours favorables à une fusion technique au minimum. Au maximum, si nous dépassons nettement les 10% nous avons même le devoir, vis à vis de nos électeurs, de revendiquer toute notre place dans la gestion via des postes d’adjoints. Nous nous assurons toutefois que nous pourrons agir en toute indépendance. Dans ce second cas de figure, ou bien le PS accepte de négocier avec nous une fusion (technique voire plus selon le résultat) ou bien il refuse et dans ce cas nous nous maintenons au second tour. La répartition se fait alors selon la même règle que celle décrite en cas d’un seule tour (la liste arrivée en tête prend 50% des sièges et le reste est réparti à la proportionnelle entre toutes les listes ayant fait plus de 5%).

Afin de clarifier les enjeux vis à vis des électeurs, éviter le réflexe du vote utile, et prévenir tout retour de bâton si nous sommes contraints de nous maintenir au second tour nous affirmons dès le début notre volonté de réaliser une fusion avec la liste du PS tout en gardant notre totale indépendance.

Il va de soi, mais ça va mieux en le disant, que nous n’envisageons aucune fusion, fut-elle technique, avec une liste UMP, MoDem ou FN.

4) Constitution de la liste

A priori la liste est composée de 55 noms (sauf changement selon l’évolution démographique). La parité doit être respectée par paquet de 6. Dans les 6 premiers noms il doit y avoir 3 hommes et 3 femmes quel qu’en soit l’ordre.

Au moins quatre difficultés importantes méritent d’être soulignés dès maintenant :
- il faut 55 noms dont au moins 27 femmes … et ce n’est pas si simple !
- il faut définir les premiers noms avec le plus grand soin. Ce sont ceux et celles qui porteront la liste et qui seront susceptibles d’être élu-e-s

Si nous disposons d’un peu de temps pour résoudre ces deux premières difficultés, nous disposons de très peu de temps pour désigner la tête de liste. Il serait bienvenu qu’elle reflète un vrai renouvellement via une candidature jeune et féminine. De fait, c’est cette elle qui identifiera la liste, la fera exister aux yeux des médias. Il ne sert à rien de proclamer le caractère collectif de notre liste si personne n’en parle.

Enfin nous disposons d’encore moins de temps pour définir le nom de la liste, pour les mêmes raisons

A priori le bon timing est le suivant :
- nom + tête de liste pour septembre
- liste complète et programme pour novembre
- élection à la mi mars il faut commencer dès maintenant !

5) Communication

Nous devrons nous imposer et nous faire connaître avant tout le monde et une campagne d’affichage serait la bienvenue dès le mois d’octobre. Par ailleurs il faudra au plus vite mettre en place un site dédié à la liste qui nous permette de communiquer à l’extérieur rapidement et par la même à être un outil fédérateur entre nous.

6) Proposition de nom :

Nous avons cherché un nom suffisamment signifiant et représentatif de ce que nous voulons faire

Gauche écologiste et solidaire pour Brest

Signataires de l’appel :

Josette Brenterch, Hubert Casel, Benoist Deschamps, Céline Mandon, Christophe Osswald.


Forum

  • nom de liste
    13 juillet 2007

    autre proposition de nom :

    Pour une Gauche alternative, écologiste et solidaire à Brest

    • nom de liste
      15 juillet 2007, par Christophe

      Dans la proposition "Gauche Ecologiste et Solidaire pour Brest", on arrive à un nom qui invoque quatre mots-clefs :

      - Brest : parce qu’il s’agit d’une construction locale, en vue d’agir localement, et qui n’est pas une simple déclinaison d’un programme national.

      - Solidaire : la forme de rapport entre les perssones, et la forme d’économie que nous voulons promouvoir.

      - Ecologiste : insister sur la relation respectueuse entre humanité et planète que nous défendons.

      - Gauche : pour situer notre initiative dans un mouvement historique.

      ... et je trouve que le nom est déjà trop long pour un nom.

      S’il faut ajouter un mot-clef supplémentaire, quel contenu évoquerait-il ? Est-il redondant avec ceux qui sont déjà là ?

    • Autres propositions
      28 juillet 2007, par Chris Perrot

      "Brest Cap 2008"

      "Brest, une alternative à gauche"

      En 2001 BAGA définissait l’axe alternatif de sa liste par "liste alternative à la gauche plurielle qui mène une politique libérale de destruction des services publics et de cadeaux fiscaux aux entreprises et aux plus riches."


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