Municipales 2008 – Gauche écologiste et solidaire pour Brest, Réunion du 26 juin 2007

vendredi 10 août 2007 par : Christophe Osswald , Benoist Deschamps

Introduction et tour de table

Josette B. ouvre la réunion en présentant les 5 personnes qui ont proposé la tenue de cette rencontre dans l’objectif de constituer une liste indépendante de gauche. Josette propose qu’une présentation plus détaillée de ce projet de liste soit suivie de celle du cadre du programme puis des aspects de stratégie avant un premier temps de discussion. Les questions d’ordre plus pratiques seront ensuite abordées avant de laisser la place à un nouveau temps de discussion. Elle indique que ces présentations se font sur la base du document diffusé quelques jours auparavant par courriel.

Josette explique ensuite les motivations de la proposition d’une telle liste. Elle la définit notamment comme devant être :

- partisane : elle sera clairement à gauche dans le but d’oeuvrer à une transformation sociale, écologique et démocratique de la société (localement) ;

- citoyenne : de par sa composition et l’élaboration collective du programme ;

- non-partidaire : elle n’apparaîtra pas sous l’étiquette de partis tout en permettant à ceux-ci de pouvoir s’y retrouver et de participer à la liste.

Josette précise également que dans le document diffusé, la phrase « Aujourd’hui, les discussions avec deux formations politiques, l’une dans la majorité municipale, l’autre en dehors, sont encourageantes pour la constitution d’une telle liste de rassemblement » va certainement un peu au-delà de la réalité et reflète certainement le souhait des personnes initiatrice de ce projet de liste. Il est évident qu’il revient aux partis concernés, comme aux autres, de se prononcer eux-mêmes sur leur engagement dans ce projet.

Un tour de table permet à chacun de se présenter.

Programme et stratégie

Benoist D. présente le cadre dans lequel il est proposé de définir le programme qui s’articulerait autour de deux axes : la défense des services publics et celle de l’environnement. Ces deux axes étant opératoires tant pour la plupart des dossiers non-spécifiquement brestois relevant des compétences des collectivités locales que pour les dossiers spécifiquement locaux. Ces deux axes seraient mis en oeuvre en recourant aux deux dimensions de la démocratie, participative et représentative.

Benoist indique également que pour les initiateurs du projet, la question de la remunicipalisation de la gestion de l’eau sera l’un des enjeux majeurs de la campagne.

Il mentionne enfin qu’il est proposé une (re)politisation du Conseil municipal qui devrait délibérer et communiquer sur des sujets nationaux ou internationaux importants, tout particulièrement lorsque les échelons nationaux et européen y prennent des décisions contraires à l’intérêt général.

A l’issue de cette présentation, Jean-Pierre M. indique qu’il préférerait que dans le nom proposé, "solidaire" soit placé avant "écologiste". Christophe O. a expliqué le choix fait par la connotation "de gauche" du terme "solidaire" qui, avec le premier mot ("gauche") encadre "écologiste" et équilibre l’ensemble.

Jean-Pierre propose aussi que l’économie solidaire soit un 3ième axe structurant.

Céline M. présente ensuite la stratégie proposée par le groupe initiateur du projet. Elle repose sur la présentation au premier tour des élections municipales de 2008 d’une liste autonome présentant un programme clairement alternatif pour Brest et la communauté urbaine, avec pour objectif d’avoir le maximum d’élu-e-s pour pourvoir l’appliquer et/ou le défendre, en s’appuyant aussi souvent que nécessaire sur une mobilisation citoyenne forte. Dans tous les cas (résultat supérieur ou non à 10 %), il est proposé de demander au minimum une fusion technique au second tour avec la liste emmené par le PS.

Discussion

Marif L. demande si les régionalistes ont été invités. De fait, seule l’UDB l’a été. Il est convenu que Frankiz Breizh serait contactée. Marif constate aussi qu’aucune des personnes présentes n’est issue de l’immigration, ce qui peut aussi signifier un manque de représentation des personnes vivant dans les quartiers populaires de Brest.

Concernant le programme, un certain nombre de propositions additionnelles sont faites : une réflexion sur l’aménagement du territoire devrait être engagée (Georgik A.), les questions de laïcité (Michel V. et Guy Le B.) et de féminisme (Guy Le B.) devraient être deux dimensions à considérer également. Huguette M. insiste pour que le programme soit proche et pour les personnes les plus défavorisées.

Concernant les aspects plus stratégiques, Arnaud H. demande si tout le monde est d’accord sur une demande de fusion au second tour. Olivier C. indique que refuser la fusion est soit subir le rapport de force au lieu de l’instiguer soit rechercher une certaine "pureté" qui n’est pas utile pour la mise en oeuvre d’une politique de gauche. Il est donc favorable à la participation au conseil municipal (CM), voire à la gestion, si les résultats le permettent.

Aucune conclusion, stricto sensu, n’a été prise, il semble toutefois qu’un certain consensus se dégage à ce stade sur les propositions faites dans le document de travail diffusé avant la réunion, avec un ajout toutefois (en italique) :

A l’issue du premier tour
Premier cas de figure : nous faisons entre 5 et 10%
Nous sommes partisans au minimum d’une fusion technique avec la liste du PS au second tour. Cette fusion, purement technique, nous permettrait d’avoir au minimum un nombre d’élus proportionnel à notre résultat en conservant notre totale autonomie et sans participation au bureau municipal(e) (pas de postes d’adjoints). Nous sommes dépendants du bon vouloir du PS et de sa propre analyse du rapport des forces à l’issue des résultats du premier tour.
Second cas de figure : nous faisons plus de 10%
Nous sommes alors en mesure de nous maintenir et nous sommes toujours favorables à une fusion technique au minimum. Au maximum, si nous dépassons nettement les 10% nous avons même le devoir, vis à vis de nos électeurs, de revendiquer toute notre place dans la gestion via des postes d’adjoints. Nous nous assurons toutefois que nous pourrons agir en toute indépendance et nous nous engagerons, devant les co-list-iers/ières et les élect-eurs/rices, à quitter nos postes d’adjoints si cette indépendance ne peut pas être assurée en participant à la gestion. Dans ce second cas de figure, ou bien le PS accepte de négocier avec nous une fusion (technique voire plus selon le résultat) ou bien il refuse et dans ce cas nous nous maintenons au second tour. »

Guilhem R. et Guy Le B. suggèrent qu’une structure soit mise en place pour continuer à "penser pour" et à "pousser" les élus de la liste. Marif considère qu’un soutien/aiguillon "extérieur" au CM de la part de militants est nécessaire.

Chris P. demande ce qui se passera si un-e élu-e, par ailleurs encarte-é, se trouve en contradiction entre les décisions de la liste autonome et les positions de l’organisation à laquelle il ou elle appartient. Il étend aussi cette question au cas des élus de la liste autonome qui quitteraient la structure ou se détacheraient du programme (par leurs prises de positions et leurs votes notamment) en cours de mandature. Il est convenu qu’il faudra se pencher sur ces questions de rôle et de contrôle des élu-e-s par la suite et en tout état de cause avant le premier tour des élections.

Roland de P. indique qu’il représente BNC. En son nom propre, il considère la démarche intéressante car elle peut permettre de représenter un poids face au PS. A titre personnel toujours, il est en accord avec le cadre du programme et considère que ce qui est fondamental est la question de la démocratie de laquelle découle tout programme effectivement favorable aux citoyen-ne-s.

Le groupe BNC ne se prononcera pas avant septembre en ce qui concerne son positionnement pour les élections municipales, aucune négociation n’ayant encore lieu avec le PS.

Sur ces deux derniers points, la situation du PCF est identique.

Céline revient sur la question du rôle des élus et de l’indépendance. Il y a celui d’interpeler le Conseil à partir de préoccupations de citoyens, mais aussi la nécessité d’avoir une action de donneur d’alerte, vers les associations entres autres, sur les projets et décisions de la majorité.

Roger A. considère que la démarche est innovante et qu’elle doit donc se poursuivre car elle n’a pas d’antécédent à Brest. La question de la stratégie ne doit pas prédominer et il faut avant tout poursuivre l’analyse de l’état des lieux et travailler sur le programme.

Jean G. approuve la démarche et considère également qu’elle doit se poursuivre. La démocratie a fait défaut au mouvement ouvrier. Avec notre diversité, ce sera aussi un point difficile.

Marif indique que Les Verts n’ont encore pris aucune décision. Celle-ci sera prise courant septembre ou en octobre. Les leaders des partis de la majorité municipale se sont déjà rencontrés pour discuter des élections de mars 2008. Les Verts discutent déjà pour leur part avec le PS mais rien n’exclut à ce stade une participation de certain-e-s Verts à la liste du PS et de celle d’autres Verts à la liste autonome.

Questions pratiques

Christophe O. présente les questions de nom et de tête de liste ainsi que celles, plus pratiques, relatives à la communication et à l’organisation du travail.

La proposition de chercher en premier lieu une tête de liste féminine et jeune est soutenue. Elle répond notamment au souhait de ne pas faire de ce projet un seul coup d’essai sans suite.

Pour la suite

Sur proposition de Marif, il est décidé de la tenue les 1er et 2 septembre d’un week-end de réflexion/cohésion pour lancer effectivement le projet de liste.

Il est aussi décidé de mettre à profit l’été pour travailler sur le programme. La prochaine réunion sur ce sujet et sur l’organisation du week-end des 1er et 2 septembre aura lieu le mardi 3 juillet à 20h30 à la MPT du Valy-Hir.



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