Édito - numéro 2
mercredi 4 mars 2009 par : Porte-Voix
« Et si la meilleure façon de traiter nos déchets c’était d’en parler ? » Ainsi s’intitulait un document diffusé par le Conseil général du Finistère en 2006 et 2007. C’est bien ce que nous vous invitons à faire avec ce second exemplaire du Porte Voix consacré à ce qui fait rarement l’objet de nos attentions mais qui nous accompagne chaque jour, "nos" ordures ménagères. En parler, c’est une première étape ; réagir, proposer et agir, c’est encore mieux !
Le Conseil général soumet à consultation publique, jusqu’au 6 mars 2009, la révision du Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA) du Finistère pour la période 2009-2018 [1]. Ce plan est présenté comme "ambitieux" en ce qui concerne la valorisation et la gestion des déchets et prévoit l’ouverture d’un centre de stockage des déchets résiduels d’une capacité de 40000 tonnes dans le Nord du département (Plabennec a priori). Regardons toutefois de plus près cette "ambition" affichée. Si pour une population en faible augmentation sur la période concernée, le tonnage total collecté sera en diminution (légère puisque de l’ordre de 8%), le stockage et l’incinération continueront de représenter près de la moitié de la destination finale de ces déchets ! Incinération dont il est pourtant reconnu dans ce même plan qu’elle émet des gaz à effet de serre et des substances polluantes (ce qui reste un euphémisme !) sans même aborder la question des mâchefers, soit-disant sans danger pour l’environnement...
Faut-il être surpris ? Malheureusement non quand on constate que les mesures envisagées pour réduire à la source la quantité de déchets produits et collectés s’apparentent à des gadgets (« stop pub » sur les boîtes aux lettres, « chariot gaspi » pour sensibiliser au sur-emballage, bar à eau (sic),...) pour amuser la galerie. Aucune incitation des collectivités à réduire, par exemple, l’omniprésence de la publicité dans les rues qui nous encourage à acheter tout et souvent n’importe quoi... qui tôt ou tard se retrouve dans nos poubelles. Et que dire des plus gros déchets qui flottent, ou flottaient, en rade de Brest et qu’on préfère exporter plutôt que de les recycler sur place ?
[1] Documents consultables en ligne sur le site du CG 29 (www.cg29.fr) ou à la Délégation du Conseil général à BREST, 1 rue Parmentier (près de la sous-préfecture). Les commentaires peuvent être consignés sur place (du lundi au vendredi, de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00, le vendredi 13 février de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h30, et le samedi 21 février de 9h00 à 12h00) ou envoyés à Monsieur le Président de la Commission d’enquête, Conseil général du Finistère, Direction de l’Eau et de l’Environnement, 2, rue Théodore Le Hars, 29196 QUIMPER CEDEX)

